Symptoms of being Human – Jeff Garvin

Coucou ! Je suis super heureuse de vous retrouver aujourd’hui pour vous parler d’un livre que vous n’avez sûrement jamais vu passer, car c’est après avoir fait des recherches que ce roman s’est offert à moi, ayant pour thème central le genre fluide !


  • Editeur : Blazer + Bray 
  • Genre : Contemporain/Young Adult
  • Date de Sortie : 2016
  • Note : 4/5
  • Disponible en français :non
  • Représentations : genderfluid, transidentité, poc, anxiété
  • TW : transphobie, harcèlement (cyber & scolaire), agression, crises de panique, suicide, dysphorie

We’re all taught from a young age that there are only two choices: pink or blue, Bratz or Power Rangers, cheerleading or football. We see gender in two dimensions because that’s what society has taught us from birth. But, are you ready for a shocking revelation? SOCIETY NEEDS TO CHANGE.

RÉSUMÉ

A sharply honest and moving debut perfect for fans of The Perks of Being a Wallflower and Ask the Passengers.

Riley Cavanaugh is many things: Punk rock. Snarky. Rebellious. And gender fluid. Some days Riley identifies as a boy, and others as a girl. But Riley isn’t exactly out yet. And between starting a new school and having a congressman father running for reelection in über-conservative Orange County, the pressure—media and otherwise—is building up in Riley’s life.

On the advice of a therapist, Riley starts an anonymous blog to vent those pent-up feelings and tell the truth of what it’s really like to be a gender fluid teenager. But just as Riley’s starting to settle in at school—even developing feelings for a mysterious outcast—the blog goes viral, and an unnamed commenter discovers Riley’s real identity, threatening exposure. And Riley must make a choice: walk away from what the blog has created—a lifeline, new friends, a cause to believe in—or stand up, come out, and risk everything.

From debut author Jeff Garvin comes a powerful and uplifting portrait of a modern teen struggling with high school, relationships, and what it means to be human. 

“The world isn’t binary. Everything isn’t black or white, yes or no. Sometimes it’s not a switch, it’s a dial. And it’s not even a dial you can get your hands on; it turns without your permission or approval” 

AVIS

Dire que je n’attendais rien de ce roman serait mentir, ce n’était pas tant concernant l’intrigue mais la représentation du genre fluide. Et… ça a complètement répondu à mon attente ! 

Petit rappel : une personne gender fluid est une personne qui selon les moments/les jours s’identifie à un garçon, d’autres à une fille, aux deux en même temps voire à d’autres moments encore aucun des deux. Bien sûr chaque personne gender fluid vit son genre de sa propre façon. Le genre fluide fait parti des umbrellas transgenre et non binaire

On y suit Riley qui est gender fluid mais qui n’est pas out… Entre son transfert dans un nouveau lycée et la compagne pour la réélection de son père au Congrès, Riley va avoir besoin de trouver un échappatoire. Sur conseil de sa thérapeute, il va ouvrir un blog anonyme pour parler de son expérience en tant que gender fluid, mais le blog va rapidement devenir viral et la vie de Riley va prendre un nouveau tournant. 

Dès le début du roman on est directement confronté à ce que vit Riley lorsqu’il entre dans son nouveau lycée et aux jugements des autres. J’avoue que je ne m’attendais pas à ce qu’on y voie une partie aussi dur directement. Riley, s’étant fait harceler dans son précédent établissement, est sur la défensive à chaque instant, prêt à se voir être rabaissé. Comme mentionné dans les tigger warnings plus haut, la transphobie et le harcèlement sont des thèmes majeurs du roman, et ils ne sont pas exploités à la légère. Je pense que c’est vraiment quelque chose à prendre en compte, car personnellement n’ayant pas été au courant ça m’a surprise et mise mal plusieurs fois. Ce n’est pas un point négatif car on a besoin de voir ce qui se passe dans la réalité, et malgré ma surprise, je savais que cela existait mais y être confrontée ainsi était déstabilisant

Toujours en lien avec le harcèlement, on y voit celui scolaire et sur internet, mêlant l’anxiété et la dysphorie. J’avoue qu’avant de lire ce roman je n’avais pas de connaissance concernant la dysphorie alors que je me suis rendue compte après l’avoir vécu pendant de rares moments, certes, mais l’ayant tout de même vécu. 

“You think I didn’t choose these clothes and this haircut specifically to avoid being stuffed into one pigeonhole or another? I’m gender fluid. Not stupid” 

La dysphorie est l’inverse de l’euphorie, c’est un état de malaise douloureux dans son sens large. Dans le cas de ce roman on parle de dysphorie de genre, c’est-à-dire, que la personne transgenre ressent un conflit entre le sexe qui lui est assigné à la naissance et celui auquel il/elle/iel s’identifie, en ne se sentant pas à l’aise avec son corps ou avec ce qu’on attend de son genre assigné. (ceci est une définition ‘simple’ si vous souhaitez en savoir plus cliquez ici)

C’est un des points majeurs de pourquoi j’ai aimé ce roman, bien que selon moi il manquait des choses à l’histoire pour lui donner les cinq étoiles, j’ai beaucoup appris. On y voit majoritairement ce que ressent Riley par rapport à la pression de la société sur son genre, mais on aborde également le sujet de la transidentité de manière plus large. On a droit à une large représentation de personnes trans, avec des témoignages différents venant d’eux-mêmes ou de leur entourage, de ce que les esprits fermés peuvent infliger à des personnes qui ne souhaitent qu’être réellement elles-mêmes. La mention du suicide est présente pendant certains passages du roman, encore une fois vous dire que je ne me suis pas sentie mal serait mentir, mais justement, c’est important de montrer ce qui se passe encore une fois dans la vraie vie

Pour vous parler des personnages, je me suis beaucoup retrouvée en Riley, notre personnage principal, qui sonnait vraiment authentique dans ses réactions et ses sentiments. Il n’est pas parfait, il est humain. C’est justement ce sur quoi l’auteur a mis l’accent comme on peut le lire dans le titre. On parle de transidentité, des doutes, des peurs, des questionnements, mais Jeff Garvin met en lumière que c’est humain. Ce que j’ai vraiment apprécié. 

“As for wondering if it’s okay to be who you are—that’s not a symptom of mental illness. That’s a symptom of being a person.” 

Même si au début j’ai eu un peu de mal avec la relation Riley/Solo qui je trouve débute fort et s’essouffle très vite, lorsque Riley se lie d’amitié avec Bec j’ai vraiment réussi à me mettre davantage dans l’historie, j’ai beaucoup aimé le côté mystérieux de chacun d’entre eux et leurs expériences personnelles qui donnaient une profondeur très vraie à leurs personnages. Le trio qu’ils forment était très touchant. Et puis la relation que Riley entretient avec ses parents, qui évoluent d’une manière qui m’a vraiment plue et que j’ai trouvé assez réaliste. 

En somme c’est vraiment un roman que j’ai adoré pour les différentes représentations transgenre qui nous manquent grandement. J’ai été étonnée de découvrir que ce livre était paru en 2016, quand aujourd’hui les romans n’ont pas une aussi bonne diversité. L’auteur aborde des sujets qui sont très rarement exploités et les magne de façon très intéressante et percutante. Je suis très heureuse d’avoir fait des recherches pour tomber dessus et pour pouvoir vous en parler aujourd’hui, on a besoin de mettre plus en avant les livres qui traitent de l’identité de genre ! 

PS : il y a vraiment beaucoup de magnifiques citations ! 

Niveau d’anglais : ★★☆☆☆

“Things making you cry for no reason. There’s nothing wrong with it. My mom says crying is just your body expelling all the bad stuff. Like a sneeze. Like your soul sneezing.”



Voilà ! J’espère vous avoir donné un minimum envie de découvrir ce roman et/ou de prendre conscience des identités de genre qui sont très variées. C’est important de se sentir représenté.e (pour être honnête à certains moments j’ai franchement eu envie de verser une larme simplement parce que je n’avais jamais vu mon genre représenté ainsi haha), et on a besoin de plus de visibilité encore ! N’hésitez pas à me partager un sujet que vous ne trouvez pas assez exploité dans la littérature. 

blue 🌞


Une réflexion sur “Symptoms of being Human – Jeff Garvin

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